Non à la destruction du square Guiu
Pour terminer la dernière phase (PAPI3) des cadereaux de protection de la ville, Nîmes métropole poursuivra en 2026 les travaux sur ce square, l’abattage d’un certain nombre d’arbres, la suppression de l’enherbement, et la création de 2 grandes tranchées bétonnées de 2 et 5 m de profondeur. Les riverains et les usagers du square se mobilisent car ils pensent que la destruction partielle du square ne répond pas correctement aux enjeux de la lutte contre les inondations au vu des conséquences sociales et environnementales du projet.

Le square Guiu a déjà vu son nez disparaître. Lors de la dernière phase du chantier, même si deux grands micocouliers devraient être préservés, un tiers environ (la partie supérieure) doit être rasé pour laisser un passage temporaire à la circulation automobile. L’Agglo a émis une promesse de faire « le maximum » pour préserver ces arbres centenaires. Mais nous pensons que cette promesse, qui n’est pas une promesse de résultat, sera difficile à tenir car des engins de chantier d’une hauteur de 20 mètres vont inévitablement endommager les ramures et écraser les racines. Le creusement de deux caniveaux géants le long des deux rives du square ainsi qu’un caniveau transversal met en grand danger le système racinaire.
Les engins doivent opérer à cheval sur la chaussée et sur le square. Dans l’état actuel du projet il est question de faire traverser le square par la circulation automobile car il est soi-disant impossible de mettre cette voie en sens alterné pour laisser travailler la foreuse de pieux (20 mètres de hauteur, plus de 60 tonnes).
Il est donc prévu de couper des arbres car on ne veut pas couper la circulation !
Nous allons très prochainement produire une étude documentée et circonstanciée montrant qu’un tel alternat est possible même si on se situe à la limite haute de l’exercice (4000 véhicules/jour sur le chemin des Limites.
Ce chantier conduit par Nîmes métropole est mis en place pour protéger du risque inondation. Mais il génère d’autres risques, au premier desquels les canicules, dont Nîmes détient le record.
Le square Guiu était une oasis en milieu urbain, grâce à ces grands arbres. Il l’est encore, en sursis, le projet n’ayant pas considéré la perte environnementale ni les conséquences sur la vie du quartier car le square est extrêmenent fréquenté. C’est un cas de MALADAPTATION, qui ne devrait plus avoir lieu en 2025… Et une fois de plus nous répétons que nous ne sommes pas opposés aux travaux de protection contre les inondations – mais évitons de casser et défigurer des aménités existantes quand c’est possible.
Les engins doivent opérer à cheval sur la chaussée et sur le square. Dans l’état actuel du projet il est question de faire traverser le square par la circulation automobile car il est soi-disant impossible de mettre cette voie en sens alterné pour laisser travailler la foreuse de pieux (20 mètres de hauteur, plus de 60 tonnes).
Il est donc prévu de couper des arbres car on ne veut pas couper la circulation !
Nous allons très prochainement produire une étude documentée et circonstanciée montrant qu’un tel alternat est possible même si on se situe à la limite haute de l’exercice (4000 véhicules/jour sur le chemin des Limites.
Ce chantier conduit par Nîmes métropole est mis en place pour protéger du risque inondation. Mais il génère d’autres risques, au premier desquels les canicules, dont Nîmes détient le record.
Le square Guiu était une oasis en milieu urbain, grâce à ces grands arbres. Il l’est encore, en sursis, le projet n’ayant pas considéré la perte environnementale ni les conséquences sur la vie du quartier car le square est extrêmenent fréquenté. C’est un cas de MALADAPTATION, qui ne devrait plus avoir lieu en 2025… Et une fois de plus nous répétons que nous ne sommes pas opposés aux travaux de protection contre les inondations – mais évitons de casser et défigurer des aménités existantes quand c’est possible.

Départ de transhumance au square Wladimir Guïu – crédit photographique : Anthony Maurin
Protégeons le square
Pourquoi protéger le square ? Il constitue :
– Un bienfait climatique : les effets de la température sont modérés par les arbres.
– Un facteur de lutte contre la pollution : les arbres absorbent du CO2.
– Un milieu riche : présence des écureuils, de la chouette hulotte, à la limite de la ville antique – dont le sous-sol pourrait aussi révéler une partie d’histoire.
– Un lieu de convivialité sociale extrêmement fréquenté : jeu de boules, ping-pong, boite à livres, lieu de repos ombragé.
– Un bienfait climatique : les effets de la température sont modérés par les arbres.
– Un facteur de lutte contre la pollution : les arbres absorbent du CO2.
– Un milieu riche : présence des écureuils, de la chouette hulotte, à la limite de la ville antique – dont le sous-sol pourrait aussi révéler une partie d’histoire.
– Un lieu de convivialité sociale extrêmement fréquenté : jeu de boules, ping-pong, boite à livres, lieu de repos ombragé.
La mise en place des entonnements entrainera l’artificialisation du sol du square, le remaniement du profil des rues, la limitation de la circulation piétonne. L’existence des arbres centenaires qui conditionnent l’identité et les rôles du square Guïu est mise en question.
Toutes les études ont-elles été réalisées, tous les arbitrages ont-ils été effectués ? Le collectif de défense du square qui s’est constitué en association en doute fortement, d’autant plus que ces documents, qui devraient être mis à la disposition du public, même s’ils ne sont pas finalisés, ne sont pas divulgués par la maîtrise d’ouvrage.
Toutes les études ont-elles été réalisées, tous les arbitrages ont-ils été effectués ? Le collectif de défense du square qui s’est constitué en association en doute fortement, d’autant plus que ces documents, qui devraient être mis à la disposition du public, même s’ils ne sont pas finalisés, ne sont pas divulgués par la maîtrise d’ouvrage.
Conclusion
La lutte contre les inondations à Nîmes est un enjeu prioritaire. Les travaux entrepris dans le cadre des différents plans de protection peuvent avoir un impact sur les quartiers, il doit souvent être accepté car ce sont des vies humaines qui sont en jeu, ainsi que la protection du patrimoine des habitants.
Cependant les décisions doivent être discutées, elles ne doivent pas être prises par des techniciens de manière aveugle et absolue, il convient que les usagers et les riverains des zones concernées soient associés aux arbitrages au-delà d’une enquête d’utilité publique dont la forme aura été discutable.
Mobilisons nous afin d’empêcher la destruction du square – fût-il réaménagé ensuite. Des solutions existent, il n’est bien sûr pas de notre ressort de les concevoir. Le square a échappé au pire destin qui lui était promis grâce à l’acquisition par la ville d’une parcelle voisine qui a permis l’installation de la base de chantier, faute de quoi il aurait été totalement rasé pour cette installation. La pointe du square rasée pour laisser place aux ouvrages, il subiste actuellement deux tiers de la surface. Plus de 10 % de ce qui reste doit être pris par les fossés béton de part et d’autre. L’enjeu actuel est de ne pas laisser faire le passage des voitures intra-square ce qui en condamnerait encore un tiers dans la partie haute. Les décideurs font miroiter un plan de replantation d’arbres et de massifs ornementaux qui peut paraître séduisant, mais n’oublions pas qu’il faut de 50 à 100 ans pour retrouver un arbre semblable à celui qui aura été abattu après replantation d’un jeune sujet.
Faisons pression pour que des solutions soient trouvées pour épargner les principaux arbres afin que le square puisse continuer à accueillir tous ceux qui l’aiment et le fréquentent.
Cependant les décisions doivent être discutées, elles ne doivent pas être prises par des techniciens de manière aveugle et absolue, il convient que les usagers et les riverains des zones concernées soient associés aux arbitrages au-delà d’une enquête d’utilité publique dont la forme aura été discutable.
Mobilisons nous afin d’empêcher la destruction du square – fût-il réaménagé ensuite. Des solutions existent, il n’est bien sûr pas de notre ressort de les concevoir. Le square a échappé au pire destin qui lui était promis grâce à l’acquisition par la ville d’une parcelle voisine qui a permis l’installation de la base de chantier, faute de quoi il aurait été totalement rasé pour cette installation. La pointe du square rasée pour laisser place aux ouvrages, il subiste actuellement deux tiers de la surface. Plus de 10 % de ce qui reste doit être pris par les fossés béton de part et d’autre. L’enjeu actuel est de ne pas laisser faire le passage des voitures intra-square ce qui en condamnerait encore un tiers dans la partie haute. Les décideurs font miroiter un plan de replantation d’arbres et de massifs ornementaux qui peut paraître séduisant, mais n’oublions pas qu’il faut de 50 à 100 ans pour retrouver un arbre semblable à celui qui aura été abattu après replantation d’un jeune sujet.
Faisons pression pour que des solutions soient trouvées pour épargner les principaux arbres afin que le square puisse continuer à accueillir tous ceux qui l’aiment et le fréquentent.
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